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La Bourboule, Histoire et Patrimoine


Grandeur, splendeur, faste, élégance...


Tous ces mots qualifient La Bourboule de la Belle Epoque comme l’architecture la représente.
Façade de la boulangerie Rozier, cariatides de l´hôtel de ville, les Grands Thermes de style néo-byzantin et de nombreux anciens palaces caractéristiques de cette architecture.
 

L’histoire de la station thermale de LA BOURBOULE érigée en commune en 1875 dépend surtout de la richesse en eaux de son patrimoine volcanique. "BORVO", dieu celte des sources, d'où le verbe bourbouler (=bouillonner), serait à l’origine du nom de la ville.  Une certitude dans le mystère de ses origines : elle est "Fille de MURAT-LE-QUAIRE", une place forte villageoise surplombant la vallée de la Dordogne. LA BOURBOULE n’était alors qu’un hameau inondé par d’abondantes sources, jaillissant au pied de la faille de la Roche des Fées.


Mais ses origines sont beaucoup plus anciennes, puisque le début de son activité thermale remonterait à l'époque gallo-romaine. Plus sûrement, c'est vers 1450 que fut installée au pied du mamelon granitique de la "Roche des fées" la première Maison des Bains et ses rustiques baignoires de bois. La notoriété de la station commença en 1814 avec la construction du premier établissement thermal. 1854 est une année déterminante grâce à la découverte des propriétés thermales des eaux: chacun rêve alors de capter "sa source", et une véritable "guerre des puits" s'instaure avant d'aboutir en 1872 à la construction de l'établissement Choussy. En 1877, on inaugure l'établissement "Les Grands Thermes". Des hôtes de marque fréquentent alors la station : la Reine de Roumanie, Buster Keaton, le Roi Farouk, Sacha Guitry...

Au début du XVIIe siècle, l’activité thermale n’en était qu’à ses premiers bouillonnements. Il fallut attendre l’avènement des villes d’eaux, une mode initiée par l’Impératrice Eugénie, pour que selon la légende, d’un coup de "baguette magique", le modeste hameau de la Roche des Fées se métamorphosât, dès le début des années 1900, en une "reine des villes d’eaux", de réputation internationale dans le traitement des affections respiratoires et cutanées.


Un autre facteur déterminant de l’histoire de LA BOURBOULE réside dans la volonté de ses décideurs et la compétence d’architectes de renom, qui œuvrèrent de concert à ériger les nombreux édifices Belle Epoque dont la ville s’enorgueillit aujourd’hui. Le plan d’urbanisme conçu allait s’appuyer sur le contexte artistique national foisonnant, où les maîtres mots, architecture et villégiature, s’inscrivaient en lettres d’or sur fond de mosaïque.

Ainsi, dès la dernière décennie du XIXe siècle, et avec l’affluence d’une clientèle de marque, LA BOURBOULE allait connaître une véritable éruption de hauts édifices urbains, dont de prestigieux palaces, hôtels et villas. Jaillirent alors du sol volcanique des établissements thermaux, une mairie-poste, une église, deux casinos, une halle de concerts, un square, un parc monumental avec un kiosque à musique, un hippodrome, un hôpital thermal, une gare et … un temple protestant. Rien n’était trop beau pour recevoir l’élite du Tout Paris et des quatre coins de l’hexagone, mais aussi de l’étranger, qui venait "prendre les eaux" à grand renfort de véhicules hippomobiles, puis d’automobiles flambant neuves ou encore par trains bondés de la ligne PARIS-ORLEANS (P-O).
L’année 1896 marqua l’avancée urbaine de LA BOURBOULE avec l’édification du premier barrage sur la Dordogne. L’électrification de la ville permit aussi la mise en circulation d’un tramway ralliant le centre ville à la gare du funiculaire de Charlannes. 

La survenue des deux grandes guerres mondiales allait freiner l’essor de la ville et présider à la nouvelle destinée du thermalisme bourboulien. De grands hôtels furent dès la 1ère guerre réquisitionnés comme hôpitaux militaires, réservés aux blessés et soldats permissionnaires. Plus tard, l’extension de la ville se fit dans les quartiers, qui connurent peu à peu l’implantation de maisons plus modestes.

Au début des années 1950, l’heure était à la reconstruction de la France et non plus aux fastes de la villégiature thermale. LA BOURBOULE connait alors une reconversion partielle de son activité, en direction d’une clientèle bénéficiaire des prestations sociales. Ce fut alors le début de l’ère des "maisons d’enfants" qui offrent de nos jours, chose unique en France, une capacité d’hébergement de près de 1 500 lits.

Aujourd’hui, même si le thermalisme français connaît des heures plus difficiles, il demeure toujours l’un des piliers de l’économie bourboulienne, à côté d’un tourisme nouvelle génération, en quête de ressourcement sur notre Terre des volcans.




Découverte du patrimoine architectural


Hôtel de ville : 
Cet ancien casino des Thermes (1891) dit des Cariatides, en référence aux déesses grecques qui portent le balcon de la façade, abrite la Mairie, l’Office de Tourisme, la Poste et le Théâtre. Il se caractérise par des tours à l’italienne et une couverture en tuiles bicolores. 

A l’intérieur, l’escalier d’honneur, en fonte, repose sur un jeu complexe de piliers en trachyandésite et d’arcs en anse de panier. Les frontons des portes du palier de l’étage, très ornés, sont surmontés d’un ensemble de dessus de portes peints sur toile de 1893.



 
Casino 
:
Cet édifice  majestueux est le résultat
de plusieurs campagnes de construction. L’aile gauche 

(partie la plus ancienne) date de 1892. Les travaux d’extension commencent en 1928 : la symétrie est respectée, un balcon qui repose sur des colonnes s’ajoute sur toute la longueur, les élévations sont décorées de mosaïques rehaussées d’or à motifs floraux.
L’actuelle salle des machines à sous est la pièce d’origine la mieux conservée : décors stuqués, chapiteaux de colonnes, pilastres …représentant des motifs d’inspiration du XVIIème siècle. Dans le grand hall, deux coupoles sur pendentif couvrent le volume de l'entrée et de la mezzanine. De style art déco, le décor géométrique rappelle par endroit une calligraphie orientale.


Boulevard Georges Clémenceau :
Il a toujours été le cœur festif de la ville : larges esplanades, terrasses, façades, tantôt art déco, tantôt néo-classiques, parfois un peu baroques; c’est le style éclectique propre aux villes thermales, qui emprunte à toutes les époques (de  nombreuses villas en sont les témoins). L’Hôtel de l’Etablissement et la Résidence des  Ambassadeurs qui ouvrent et ferment l'avenue

présentent les mêmes caractéristiques : tourelles 

et échauguettes de style troubadour. Le kiosque à musique trône au centre du square Joffre. En face, vous admirerez la façade de l’ancienne pâtisserie Rozier (1922) couverte de mosaïques  bleues, ocres et blanches (motifs du 1er étage à la gloire de l’eau, figures géométriques répétitives au rez-de-chaussée) ainsi qu´une superbe loggia. Elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.




Eglise Saint Joseph :
Construite entre 1885 et 1888 en lave blanche agglomérée de différents 

matériaux volcaniques, elle rappelle le style des églises romanes d’Auvergne  (magnifiques chapiteaux feuillagés, figurés ou historiés aux tons polychromes pastels). 





Grands Thermes :

Ce bâtiment, construit en 1872 par M. Ledru, est conçu comme un vaste quadrilatère coupé en son milieu par un corps de bâtiment plus élevé, dont le dôme surmonte la majestueuse entrée principale. Les angles sont marqués par des pavillons aux pignons ajourés de baies plein cintre et par de petits dômes de style néo-byzantin aux écailles de zinc.

 

 

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